Le sud marocain

Après plusieurs étapes sur la côte au sud d’Agadir et à partir de Guelmim, nous mettons le cap à l’est dans les terres.

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Première étape dans l’oasis de Tighmert au camping tenu par Hassan un autochtone. Accueil sympathique, on nous offre le thé. L’oasis est au milieu d’une plaine. C’est un seul village mais il y a 7 tribus distinctes. Un collège et un lycée permettent aux jeunes de se former sur place, au moins jusqu’au bac. Nous faisons une sortie vélo qui au final sera courte en effet, nous sommes invités par une jeune fille à rencontrer la famille autour du thé. L’accueil et la gentillesse marocaine ne sont pas une légende. On nous montre les photos du mariage d’une des filles de la maison. Puis c’est la visite de la maison, des enclos pour les chèvres, le poulailler. Nous n’en revenons pas de ce moment, l’après-midi a passé sans que nous fassions beaucoup de vélo mais elle restera surement plus dans nos mémoires. Merci à cette famille.

Direction Amtoudi à 120km, lieu touristique connu pour ses « Agadirs », anciens greniers fortifiés. Cette fois on rentre dans la partie désertique. La nature à l’état brut est magnifique mais aussi dure à vivre, peut-être un peu moins pour les habitants que pour nous. Il faut, comme devant la mer, être modeste et ne pas s’engager dans n’importe quel projet. Au bout de la route, il y a cette petite vallée qui vit du tourisme mais plus traditionnellement de la culture et de l’élevage, l’eau y est abondante. La visite de l’agadir se fait le matin, il y a une bonne montée à faire sous le soleil. La vue sur la vallée est superbe et le lieu surprenant. Le gardien nous explique les différentes pièces que l’homme a créé, les ruches étaient nombreuses.

Nouvelle étape vers l’est, et nous faisons escale à Icht dans un camping proche d’une petite ville et en plein désert. Le Borj Biramane est très agréable et l’accueil professionnel et sympathique. Nous faisons plusieurs sorties vélo et à pied dans le secteur. Les vues du désert sont splendides.

Un peu plus loin sur la route, nous faisons étape à Akka. Quelques villages sont implantés dans l’oasis car comme dans toutes ces régions désertiques, c’est l’eau qui permet de vivre, d’élever du bétail et de faire pousser fruits et légumes. Les villages sont pauvres et peu entretenus. La ville fait des efforts pour inciter les touristes à s’arrêter et a créé un camping municipal de 50 places. La structure est vaste mais il y a encore des manques pour l’adapter aux besoins des camping-caristes. Ce soir nous sommes les seuls clients du camping…

Nous voici à Tata, ville elles aussi entourées de villages regroupés autour de l’oasis. La ville est propre et très bien équipée de commerces et services, elle est aussi réputée pour son temps chaud même en hiver. Lors de notre séjour, le temps était nuageux par moment. Plusieurs campings s’offrent aux camping-caristes mais cette année, on peine à les remplir comme partout au Maroc. Plusieurs fois on ou a indiqué une baisse de fréquentation de 40% de la clientèle européenne. Tant mieux pour nous, nous n’avons jamais eu le moindre souci de stationnement à l’endroit choisi. Pour les marocains c’est évidemment moins bien.

A suivre dans la vallée du Draa.

Un commentaire

  1. Malou et Philippe de Certaines

    Merci pour cette découverte du Maroc . les photos sont superbes . La séance chez le coiffeur nous a bien fait rire , Dominique n’a pas l’air très rassuré . Nous voyons que “la spécialité locale” est différente de la Russie !!!!!
    Bonne continuation .
    Malou et Philippe

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