C’est l’heure du bilan

Nous voilà à la fin de notre voyage au Maroc, même s’il reste encore un séjour en Espagne. Nous aurons passé un mois et demi dans le pays et vécu un très beau voyage.

Maroc 2015

Comme beaucoup de camping-caristes, nous avons mis le cap au sud vers ce pays réputé si agréable en hiver. Nous avions choisi, comme à notre habitude, de ne pas tout voir du Maroc, mais de s’en tenir à notre projet. D’ailleurs, je souhaite vivre encore longtemps en étant persuadé de n’avoir pas tout vu, ce serait trop triste et puis ce sera l’occasion de revenir. Nous avons donc fait une descente rapide jusqu’à Marrakech puis poursuivi le long de la côte jusqu’à Guelmim et fait la route du Sud de l’Ouest à l’Est jusqu’à Zagora, une descente vers le Sahara à Mhamid, une remontée jusqu’à Marrakech puis la côte jusqu’à Tanger.

Le choix de fréquenter les campings a été délibéré. Ils sont de qualité très inégale, avec des structures plus ou moins en bon état, un accueil variable mais un souci constant de veiller à notre sécurité et à la qualité de notre séjour. Le coût de la nuitée est presque identique partout à 8 euros avec l’électricité, sans électricité le prix est de 5 à 6 euros. Nous avons évalué ces prix comme corrects et compatibles avec notre budget et aussi une part de notre contribution, modeste, à l’économie du pays. Le panneau solaire fonctionne évidemment très bien.

Certains européens que nous avons rencontrés avaient, eux tout vu du Maroc et nous ont incités à aller au Nord, au Sud, à l’Est, à l’Ouest… Ils nous ont parus bien désabusés, car il ne leur restait plus que le soleil et le coût de la vie pas chère comme raison de venir au Maroc… Nous avons aussi rencontré des camping-caristes « virés » par les autorités marocaines de leur camping sauvage, à Taghazoute par exemple ils étaient 500 dans les dunes à vivre entassés. Pour eux c’était totalement injuste et bien sûr ils sont les tenants du « c’était mieux avant ». Le prétexte du coût des campings est, pour moi, irrecevable surtout quand on voit la valeur de leurs camping-cars. Je soutiens complètement les marocains dans leur volonté de mettre fin à ces comportements lamentables qui ne sont pas dignes, en France aussi on évacue des camps de Roms !

De nombreux échanges avec des camping-caristes se sont révélés intéressants et souvent amicaux. L’échange de coordonnées nous permettra un échange ultérieur. Les forums de camping-caristes sur le Maroc nous ont permis de trouver conseil et partage d’informations.

Comme à notre habitude, nous sommes partis avec nos vélos électriques mais nous faisions figures de petits joueurs par rapport à bon nombre de camping-caristes qui ont un scooter, une moto porté ou sur une remorque mais aussi le quad où la voiture en remorque. Nous ne sommes pas encore près à de tels transports même s’Il y a au final peu de routes ou pistes praticables sereinement à vélo.

Marrakech nous a rappelé notre voyage vingt ans plus tôt mais cette fois nous avons pris le temps de la visiter et constaté qu’en janvier qu’il n’y fait pas si chaud, il faisait bon dans la journée mais frais, voire très frais en soirée. Après avoir poursuivi au sud-ouest et rejoint Agadir, nous avons pu observer dans cette région une belle augmentation de température. Le printemps est arrivé dans le sud au début du mois de février et la chaleur à partir du 20 février. A part quelques journées nuageuses, nous n’aurons pas vu la pluie pendant deux mois… J’ai bien sur porté ma tenue favorite : tee-shirt, bermuda et savates pendant un mois et demi et ça, c’est bon pour mon moral.

Nous avons été enchanté par l’accueil des marocains jamais avares d’un petit salut amical au bord de la route et même de la part des forces de police. Pratiquement toutes les personnes, jeunes ou moins jeunes, nous adressent un sympathique bonjour et souvent complété par un « bienvenue au Maroc » et quelques mots toujours aimables. La langue française est pratiquée par la grande majorité des marocains.

A ce propos, on nous avait mis en garde contre de nombreux contrôles de police et une grande sévérité envers les camping-caristes européens… Whalou (rien en arabe), certes je ne suis pas un nerveux au volant mais à chaque fois que l’on a communiqué c’était pour nous demander si nous voulions de l’aide ! Je n’ai pas rencontré une telle prévenance dans un autre pays. Nous n’avons pas eu le moindre contrôle.

La variation de tension du réseau électrique est un souci qu’il faut maitriser avec un régulateur. A Marrakech, j’ai tout de même vu la tension descendre à 150V au lieu de 220V : l’équipement électrique du camping-car n’apprécie pas…

Le coût de l’usage du téléphone mobile français est totalement prohibitif. Il ne faut pas hésiter à s’équiper d’une carte SIM locale et d’une clé 3G pour l’ordinateur. Nous avions choisi l’opérateur INWI, il ne fut pas du tout performant dans la partie sud de notre voyage. Maroc Télécom est plus adapté dans le sud.

On oublie l’hiver de la France, plus de nouvelles, d’autant que l’antenne TV satellite ne fonctionne plus dans le grand sud car trop éloignée de la zone de couverture du satellite et que la couverture 3G INWI ne fonctionne plus.

Nul besoin de réserver un billet de ferry par avance, lorsqu’on arrive à Algeciras, l’agence où tous les camping-caristes se rendent c’est chez « Guttierez ». Efficacité, conseil, aide à remplir les documents d’importation du camping-car, ici on connaît bien les besoins. Départ deux heures plus tard si l’on veut…

Avant, et sur le même parking, il est nécessaire de faire le plein de liquides et victuailles que l’on ne trouvera pas au Maroc. Les magasins bien connus LIDL, Mercadona et Carrefour sont là pour répondre à tous les besoins.

La côte nord est une zone de production agricole importante. Ici en février et mars on récolte des montagnes d’oranges, des tonnes de fraises, des myrtilles, des framboises, des pommes de terre, des oignons… Le tout à des prix défiants toutes concurrence. Certains camping-caristes s’y arrêtent pour faire leur confiture et il faut dire que c’est bien tentant.

Voilà, le Maroc c’est fini pour cette fois car nous nous étions dit que l’on n’y reviendrait pas de sitôt mais à la réflexion, nous ne pensons pas que nous attendrons bien longtemps avant de revenir.

Merci à tous les marocains rencontrés.

Dom & Brigitte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.