Les îles Eoliennes et la côte Ionienne

Nous laissons le détroit de Messine et mettons le cap à l’Ouest en direction de Palermo. La presqu’ile de Milazzo est le lieu privilégié de départ des excursions vers cet archipel des îles Eoliennes et son célèbre Stromboli. Puisque nous y sommes, nous en visiterons plusieurs.

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Lipari sera la première. Ce n’est pas la plus petite mais elle est bien jolie. Le petit port est animé par les activités de la mer : promenades, plongée et pêche. Les rues commerçantes attendent les résidents et surtout les touristes.

L’île de Vulcano est plus typique. Tout d’abord et visible de loin sommeille un volcan qui laisse échapper ses fumées soufrées, il n’y a pas eu d’éruption depuis 1890. La pierre y est jaune claire par endroit mais le plus typique est cette mare de boues sulfureuses dans laquelle on peut se baigner. Nous n’avons pas essayé car il parait qu’il est très difficile de se défaire de l’odeur d’œuf pourri caractéristique et que le maillot de bain est inutilisable après. Sur plusieurs plages de sable noir débouchent des sources thermales soufrées à 40 degrés.

Panarea ressemble aux îles grecques que nous aimons beaucoup. Pas de voitures ici mais les célèbres triporteurs Piaggio et des voiturettes électriques de golf. Il faut dire que les rues sont tellement étroites que l’on ne peut faire autrement. Autre point à noter, les prix de la restauration et aussi du reste sans doute sont bien plus élevés qu’ailleurs. Nous y avons gouté une spécialité sicilienne : le canolli siciliane qui est un très bon gâteau.

Le Stromboli, je connais son nom depuis je ne sais plus quand… Alors le rencontrer de visu c’est un grand moment. Il est immense et encore on n’en voit que sa partie émergée. Il fume en permanence et crache de la lave régulièrement, seulement pas de lave ou si peu lors de notre visite mais c’est bien lui qui décide de son activité et non les hommes. Les hommes justement, il y a des habitants permanents sur l’île et ils vivent principalement du tourisme. Je dois dire que je n’aimerais pas habiter à l’ombre d’un géant pareil.

Cefalu est un des derniers spots touristiques que nous visiterons en Sicile. La vieille ville est nichée au pied d’un rocher haut de 150 mètres et encore plus haut d’un château à 270 mètres. Nous ferons l’ascension sous un soleil de plomb, mais la vue y est splendide. Ceci méritait bien une pizza, une bière et une bonne glace italienne. Une visite à la cathédrale nous fait découvrir une construction et une décoration des plus riches. Je ne sais pas combien d’églises et cathédrales nous aurons visité mais la liste est longue.

Nous avons côtoyés de nombreux groupes de touristes sur ces lieux touristiques qui sont dans chaque voyage organisés et j’avoue n’avoir aucune envie d’y participer. Le programme minuté, la succession des lieux culturels qui ne laissent pas de place à regarder la vie des gens d’ici, ce que nous aimons beaucoup. Une remarque importante c’est l’indélicatesse du français moyen qui se permet des attitudes et remarques désobligeantes envers les locaux quand ils ne parlent pas français. Pour beaucoup, ils ne méritent pas le nom de voyageur tout juste celui de touriste de base. Si je suis loin de comprendre l’italien courant, j’essaie au moins de faire des efforts, ce qui est loin d’être le cas de bons nombres de touristes. L’anglais reste même ici un très bon outil de voyage.

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