Mes étonnements irlandais

En vrac ci-après, ce qui motive le voyageur que je suis, mes étonnements: ce que j’ai vu, entendu, respiré, observé, apprécié, moins aimé, pas aimé du tout, découvert, rencontré et au final qui m’aura permis de me forger un avis sur ce pays comme sur tous les autres que nous avons eu l’occasion de visiter et bientôt sur tous les autres pays que nous visiterons et que je brûle de découvrir.

  • Les irlandais n’ont pas froid et craignent pas la pluie. Dès l’embarquement on s’en rend compte. Nous avons mis le pantalon, le ciré et l’on reconnait tout de suite l’irlandais qui lui est en short et en tee-shirt. .. Nous croiserons souvent des hommes, des femmes et des enfants bien moins couverts que nous et qui ont l’air de bien se porter.
  • Le temps est correct. C’est vrai que nous sommes à la saison la plus chaude ou presque mais nos projets n’ont pas été contrariés par la météo. La pluie, quand on n’en a eue, nous a donné l’occasion de nous réfugier au pub. Les regrets porteront sur le fait de ne pouvoir se mettre en dehors du camping-car que trop peu, il ne fait pas assez chaud pour nous et ce n’est pas faisable en dehors du camping.
  • Je croyais le bivouac en camping-car impossible ou presque. Chaque camping-cariste gère son projet de voyage comme il veut, pour nous c’est liberté mais pas n’importe quoi, pas à n’importe quel prix et donc qualité de l’étape. Que de beaux bivouacs tranquilles avec vue sur mer, le pub à proximité, des gens sympa à rencontrer et toujours gratuits. Il faut évidemment s’informer avant d’y aller, aussi une bonne expérience, de l’observation, prendre note des expériences des autres, échanger avec ses voisins mais le nombre et surtout la qualité sont au rendez-vous. Finalement c’est dans tous les pays pareil.
  • Les jeunes ont des uniformes pour l’école. Pour moi c’est une surprise car en France c’est inimaginable : ce serait une grève générale. Je ne pense pas qu’ils soient tous ravis de la situation, mais c’est un fait. Les garçons pourraient tomber la cravate dès la sortie de l’école et bien ils ne le font pas. Force est de constater que les différences sociales ne se voient pas et qu’ils portent haut les couleurs de leur école.
  • Ça ressemble beaucoup à la Bretagne à quelques différences près… Il y a des champs, des vaches, des collines, de la lande, des mauvaises herbes, les mêmes que chez nous, des zones sauvages, des zones marécageuses, des routes crottées par les agriculteurs. Ils ont en plus des moutons, beaucoup, des murets de pierres pour séparer les parcelles, des clôtures en grillage. Ils ont en moins, mais surtout sur la côte ouest très peu de cultures de plein champ, pas ou très peu d’arbres fruitiers
  • Les routes sont très étroites. Bien sur il faut rouler à gauche après tout c’est plus facile pour apprécier sa position par rapport à l’accotement mais même les nationales sont, en certains endroits, très étroites. Le croisement sur les petites routes se fait sur des aires. Certaines sont tellement étroites que l’on ne peut pas imaginer deux camping-cars, reste la marche arrière… Très peu de parkings en bord de route, la végétation pousse jusqu’au droit de la chaussée et j’ai souvent remarqué que ce sont les véhicules qui taillent les branches, ronces et autres.
  • La circulation est très calme. Très rarement un coup de klaxon, au contraire un petit geste amical de la main, et un grand respect de son prochain automobiliste. En France, je souhaiterais la même chose. J’avais déjà remarqué un comportement similaire dans les pays d’Europe du nord. Nous avons pris un réel plaisir à circuler à scooter qui nous a permis de prendre beaucoup de routes que nous n’aurions pas faites en camping-car et la liberté de s’arrêter n’importe où ce qui n’est pas possible même avec une voiture.
  • Les campings sont très (trop) chers. Un exemple, nous avions ciblé un camping mais le prix à 26 euros l’emplacement, plus 3 euros d’électricité nous a fait fuir… Beaucoup sont pleins de mobil homes de première génération qui sont très laids : ce sont des alignements sans âme de blocs préfabriqués. Les quelques campings qui acceptent la carte ACSI relèvent un peu le niveau pour ce qui concerne le prix.
  • La vie est chère. Les services, les produits alimentaires, les biens de consommation sont plus chers qu’en France. Je pensais ce pays en difficulté et donc des prix intéressant pour nous, et bien non, des vacances en Irlande coûtent cher. Bon en camping-car c’est tout à fait abordable, nous disposons des ressources nécessaires à bord. Au final nous n’aurons fait que trente pour cent de nuits en camping ce qui nous correspond très bien
  • Très peu de boulangeries. Nous mangeons peu de pain mais quand même. Ici de très rares boulangeries, pour des français c’est un peu dur. Il nous faut nous rabattre sur les magasins LIDL qui nous servent leur nourriture européenne partout, nous aimons leur pain. Le pain blanc ne m’est digestible que passé au grille-pain comme nous n’en avons pas à bord…
  • Beaucoup de musiciens de rue. Dans les villes on en rencontre régulièrement et ils produisent une musique traditionnelle de qualité. Leur densité me semble plus importante que dans les autres pays européens.
  • Le pub, la bière font vraiment partie de la culture irlandaise. Que c’est agréable de se retrouver au pub, à deux, ou seul il y aura toujours quelqu’un à rencontrer, entre amis. Une bonne bière la plupart du temps, une cheminée ou un poêle qui procure une chaleur douce, en soirée, très souvent un groupe de musique traditionnelle ou contemporaine.
  • Tout le monde ici le sait, on produit ici du whiskey, pas du whisky comme les écossais ou les bretons ou les japonais ou du bourbon comme en Amérique, non du whiskey irlandais. Bon les recettes sont les mêmes partout mais on s’attache à créer et justifier la différence. Le temps frais, les soirées sont propices à la dégustation.
  • La vie semble paisible. Il y a sûrement des personnes en galère mais aussi beaucoup de personnes qui vivent une vie manifestement confortable. Beaucoup de très beaux cottages très bien entretenus. Dans son les zones touristiques nombreux sont ceux qui proposent la formule « bed & breakfast ». Le coût d’une nuit est tout de même à 80 euros en moyenne…
  • J’ignorais, avant ce voyage, le poids de l’émigration volontaire ou pas. La vie à été très dure il y a quelques dizaines d’années. Chape politique, famine, guerres… ont poussés des millions d’Irlandais à quitter leur patrie volontairement ou pas. Ils sont partis vers l’Australie, surtout les Amériques, et d’autres destinations. De fait nous avons pu observer le nombre de touristes australiens, américains en voyage ici. Beaucoup ont des ancêtres vénus d’Irlande et opèrent un retour aux sources.
  • Parmi les points qui nous ont préoccupés, nous avons pu noter la difficulté à trouver une poubelle publique. .. Très peu de déchets traînent dans la nature mais pour des touristes comme nous : très peu de solutions… De même pour vidanger le camping-car, il n’y a guère que les campings mais j’ai déjà évoqué leurs qualités, alors on se débrouille ! Un camping-cariste irlandais nous a indiqué qu’ici on vidange les eaux grises dans le réseau d’eau pluviales et les eaux noires dans les toilettes publiques… Nous ne connaissons aucun autre pays où m’on procède de la sorte si ce n’est en Russie…
  • Les paysages des zones sauvages sont superbes. La nature est très belle, il y a de grandes étendues de lande, d’herbes rases, des collines usées par le temps mais intactes. Il faut noter qu’il y a aussi peu d’accès vers ces étendues car il y a beaucoup de clôtures qui enferment le bétail et les propriétaires ne semblent pas très ouverts au tourisme. Il y a très peu de parkings en ville, dans les villages ou la campagne.
  • Attention aux marcheurs et cyclistes. Nous pensions pouvoir faire du vélo sur des pistes réservées ou au moins des voies réservées où encore sur des routes tranquilles. Nous pensions aussi pouvoir visiter à pied des villages et bien pas pour nous… Il n’y a, très souvent, aucun accotement, très peu de trottoirs dans les villages. Quand on s’engage sur une route à pied ou à vélo, c’est donc en serrant les fesses, en s’arrêtant dès que l’on se fait doubler ou que l’on croise. Il est fréquent de voir la végétation des bords à la verticale du goudron. D’ailleurs très souvent ce sont les véhicules qui taillent les buissons et ronces, il suffit d’observer les traces sur les branches. Il y a des panneaux qui rappellent qu’il peut y avoir des marcheurs ou des vélos… Je n’approuve pas.

 

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